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Langue française · Partie 6 · Réécriture

Réécrire au discours indirect

2 à retenir6 exercices6 corrigés en ligne3 fiches d'activité
1Chapitre 25 · Présentation

Le chapitre en un coup d’œil

Transposer des paroles au discours indirect : pronoms, temps, repères, ponctuation

Fiche enseignant
Partie
Réécriture (chapitre 25 ; les formes du discours rapporté sont présentées au chapitre 19)
Niveaux
5e (Les Fourberies de Scapin et L’Île des esclaves, février 2016), 4e (Claude Gueux, 2016-2018 ; Le Horla, janvier 2024), 3e (brevets blancs de 2021 et 2022)
Notions
discours direct et indirect ; verbe de parole ; subordonnée complétive et interrogative indirecte ; concordance des temps ; changement des pronoms et des repères de temps et de lieu
Documents
deux leçons d’Etienne Buraud : « La concordance des temps dans le discours indirect » (février 2016) et « Les paroles rapportées : le discours direct et le discours indirect » (décembre 2017)

Dans ses évaluations, Etienne Buraud demande de « transformer au discours indirect » une réplique de théâtre ou le discours d’un personnage de récit, en imposant le début : « Arlequin se recula d’un air sérieux et affirma… », « Il raconta qu’il avait une femme… », « Il affirma… ». Ce chapitre ne comporte pas de dictée : les dictées riches en paroles rapportées sont au chapitre 21 (dictées 5 et 6).

Le parcours

ÉtapeContenuDocuments
Leçon 1Du discours direct au discours indirect : pronoms, temps, ponctuation« Les paroles rapportées » (décembre 2017)
Leçon 2La concordance des temps ; les repères de temps et de lieu« La concordance des temps dans le discours indirect » (février 2016)
S’exercerExercices 1 à 3 : phrases ; Scapin ; Claude GueuxExercice sur Scapin (février 2016) ; « Les paroles rapportées » (2017) ; exercice ✱
ÉvaluationsExercices 4 à 6 et tableau des consignes sur des textes protégésÉvaluation du 19 février 2016 ; contrôle de 4e (2016-2018) ; Le Horla (janvier 2024) ; brevets blancs
Corrigés et mémentoCorrigés ; l’essentiel à retenirCorrigés d’Etienne Buraud (2016) ; ajouts ✱
2Leçon 1

Du discours direct au discours indirect

Les paroles rapportées : ce qui change quand on passe au discours indirect

3Leçon 2

La concordance des temps

Le temps de la subordonnée dépend du temps du verbe de parole

4Exercices

S’exercer

Des phrases, une scène de comédie, un discours de récit

Exercice 14e✱

Transposer des phrases

Corrigé en ligne

Transposez au discours indirect. Attention aux pronoms, aux temps, aux repères de temps et de lieu, au type de phrase.

  1. Il m’a dit : « Je pars demain. »
  2. Elle a affirmé : « J’ai fini mon travail hier. »
  3. Ils ont annoncé : « Nous viendrons ici ce soir. »
  4. Le maître leur ordonna : « Sortez ! »
  5. Il me demanda : « Où vas-tu ? »
  6. Elle lui demanda : « As-tu peur ? »
Exercice 25eCréé en février 2016

Scapin au discours indirect

Corrigé en ligne

Transposez cette fin de scène au discours indirect, en employant des verbes de parole au passé. Commencez ainsi : « Silvestre affirma que Scapin était un grand homme… »

SILVESTRE. – J’avoue que tu es un grand homme, et voilà l’affaire en bon train ; mais l’argent d’autre part nous presse pour notre subsistance, et nous avons de tous côtés des gens qui aboient après nous.

SCAPIN. – Laisse-moi faire, la machine est trouvée. Je cherche seulement dans ma tête un homme qui nous soit affidé, pour jouer un personnage dont j’ai besoin. Attends. Tiens-toi un peu. Enfonce ton bonnet en méchant garçon. Campe-toi sur un pied. Mets la main au côté. Fais les yeux furibonds. Marche un peu en roi de théâtre. Voilà qui est bien. Suis-moi. J’ai des secrets pour déguiser ton visage et ta voix.

SILVESTRE. – Je te conjure au moins de ne m’aller point brouiller avec la justice.

SCAPIN. – Va, va ; nous partagerons les périls en frères ; et trois ans de galère de plus, ou de moins, ne sont pas pour arrêter un noble cœur.

Molière, Les Fourberies de Scapin, acte I, scène 5 (1671).

Le document de 2016 ne conserve que les réponses d’Etienne Buraud (corrigé) : la consigne est reconstituée d’après elles.

Exercice sur Les Fourberies de Scapin, 5e, février 2016

Exercice 34eCréé en décembre 2017

Le discours de Claude Gueux

Corrigé en ligne

Transformez le discours direct en discours indirect en commençant par : « Alors, Claude Gueux haussa la voix et dit qu’ils savaient tous qu’Albin était son frère. Il ajouta qu’il n’avait pas assez de ce qu’on lui donnait ici pour manger, et que même en n’achetant que du pain avec le peu qu’il gagnait, cela ne suffirait pas. »

— Vous savez tous qu’Albin était mon frère. Je n’ai pas assez de ce qu’on me donne ici pour manger. Même en n’achetant que du pain avec le peu que je gagne, cela ne suffirait pas. Albin partageait sa ration avec moi ; je l’ai aimé d’abord parce qu’il m’a nourri, ensuite parce qu’il m’a aimé. Le directeur, M. D., nous a séparés. Cela ne lui faisait rien que nous fussions ensemble ; mais c’est un méchant homme, qui jouit de tourmenter. Je lui ai redemandé Albin. Vous avez vu ? il n’a pas voulu. Je lui ai donné jusqu’au 4 novembre pour me rendre Albin. Il m’a fait mettre au cachot pour avoir dit cela. Moi, pendant ce temps-là, je l’ai jugé et je l’ai condamné à mort. Nous sommes au 4 novembre. Il viendra dans deux heures faire sa tournée. Je vous préviens que je vais le tuer. Avez-vous quelque chose à dire à cela ?

Victor Hugo, Claude Gueux (1834).

« Les paroles rapportées », 4e, décembre 2017

5Évaluations

Le discours indirect en évaluation

Une comédie, un récit engagé, un journal fantastique, et les consignes des brevets blancs

Exercice 45eCréé en février 2016

L’Île des esclaves : la révolte d’Arlequin

Corrigé en ligne

Transformez au discours indirect la dernière réplique d’Arlequin et la suite de l’extrait, à partir de « Je l’ai été », en employant des verbes de parole au passé. Commencez ainsi : « Arlequin se recula d’un air sérieux et affirma… » (10 points)

ARLEQUIN, se reculant d’un air sérieux. – Je l’ai été, je le confesse à ta honte, mais va, je te le pardonne ; les hommes ne valent rien. Dans le pays d’Athènes, j’étais ton esclave ; tu me traitais comme un pauvre animal, et tu disais que cela était juste, parce que tu étais le plus fort. Eh bien ! Iphicrate, tu vas trouver ici plus fort que toi ; on va te faire esclave à ton tour ; on te dira aussi que cela est juste, et nous verrons ce que tu penseras de cette justice-là ; tu m’en diras ton sentiment, je t’attends là. Quand tu auras souffert, tu seras plus raisonnable ; tu sauras mieux ce qu’il est permis de faire souffrir aux autres. Tout en irait mieux dans le monde, si ceux qui te ressemblent recevaient la même leçon que toi. Adieu, mon ami ; je vais trouver mes camarades et tes maîtres.

Il s’éloigne.

IPHICRATE, au désespoir, courant après lui, l’épée à la main. – Juste ciel ! peut-on être plus malheureux et plus outragé que je le suis ? Misérable ! tu ne mérites pas de vivre.

ARLEQUIN. – Doucement ; tes forces sont bien diminuées, car je ne t’obéis plus, prends-y garde.

Marivaux, L’Île des esclaves, scène 1 (1725).

Évaluation de fin de période, 5e, 19 février 2016

Exercice 54eCréé en 2016

Claude Gueux devant ses juges

Corrigé en ligne

Réécrivez ce passage en commençant par : « Il raconta qu’il avait une femme… » (3 points)

« J’avais une femme pour qui j’ai volé, il me torture avec cette femme ; j’avais un enfant pour qui j’ai volé, il me torture avec cet enfant ; je n’ai pas assez de pain, un ami m’en donne, il m’ôte mon ami et mon pain. Je redemande mon ami, il me met au cachot. Je lui dis vous, à lui mouchard, il me dit tu. Je lui dis que je souffre, il me dit que je l’ennuie. Alors que voulez-vous que je fasse ? Je le tue. C’est bien. Je suis un monstre, j’ai tué cet homme, je n’ai pas été provoqué, vous me coupez la tête. »

Victor Hugo, Claude Gueux (1834) : Claude devant la cour d’assises.

Contrôle de fin de séquence, 4e (version 2016-2018)

Exercice 64eCréé en janvier 2024

Le Horla : « Il affirma… »

Corrigé en ligne

Transposez au discours indirect le passage suivant en commençant par un verbe de parole au passé : « Il affirma… » (4 points)

« J’ai dormi tranquille. Il a bu l’eau de ma carafe, mais n’a point troublé mon sommeil.

Je me demande si je suis fou. En me promenant, tantôt au grand soleil, le long de la rivière, des doutes me sont venus sur ma raison, non point des doutes vagues comme j’en avais jusqu’ici, mais des doutes précis, absolus. J’ai vu des fous. »

Guy de Maupassant, Le Horla (1887), journal du 7 août.

La même évaluation demande de réécrire un autre passage en remplaçant « Je » par « Ils » (chapitre 24, exercice 8).

Évaluation de fin de séquence (devoir de type brevet), 4e2, janvier 2024

Les consignes sur des textes protégés

Ces sujets portent sur des textes protégés par le droit d’auteur : seules les consignes sont données.

ÉvaluationTexteConsigne
Exercice de 4e, décembre 2017Appel de l’abbé Pierre (1954), texte adaptéTransformez ce texte au discours indirect en introduisant le discours par un verbe de parole au passé.
Entraînement à la question de grammaire, décembre 2023Sophocle, Antigone (traduction)Transposez au discours indirect les propos de Tirésias, en les introduisant par un verbe de parole au passé.
Brevet blanc, 3e, mars 2021 (question 4b)Annie Ernaux, La PlaceTransposez au discours indirect le passage indiqué.
DNB blanc, 3e, 2022 (question 8)Simone Veil, Une vieTransposez au discours indirect les deux phrases que la narratrice se dit à elle-même.
6Corrigés

Corrigés des exercices

Éléments de réponse, exercices 1 à 6

Corrigés des exercices réservé aux enseignants sur le site final
Exercice 1 ✱
  1. Il m’a dit qu’il partait le lendemain.
  2. Elle a affirmé qu’elle avait fini son travail la veille.
  3. Ils ont annoncé qu’ils viendraient là ce soir-là.
  4. Le maître leur ordonna de sortir.
  5. Il me demanda où j’allais.
  6. Elle lui demanda s’il avait peur.
Exercice 2
Silvestre affirma que Scapin était un grand homme, et que l’affaire allait bon train ; mais que l’argent, d’autre part, les pressait pour leur subsistance, et qu’ils avaient, de tous côtés, des gens qui aboyaient après eux. Scapin répondit qu’il devait le laisser faire / qu’il fallait le laisser faire, et que la machine était trouvée. Il ajouta qu’il cherchait seulement dans sa tête un homme qui leur soit (fût) affidé, pour jouer un personnage dont il avait besoin. Il lui demanda d’attendre. De se tenir un peu. D’enfoncer son bonnet en méchant garçon. De se camper sur un pied. De mettre la main au côté. De faire les yeux furibonds. De marcher un peu en roi de théâtre. Il lui dit que c’était bien. Il ajouta qu’il devait le suivre. Qu’il avait des secrets pour déguiser son visage et sa voix. Silvestre dit qu’il le conjurait au moins de ne l’aller point brouiller avec la justice. Scapin répondit qu’il pouvait y aller, et qu’ils partageraient les périls en frères ; et que trois ans de galère de plus ou de moins n’étaient pas pour arrêter un noble cœur.
Exercice 3 ✱
(Suite du début imposé.) Il expliqua qu’Albin partageait sa ration avec lui, qu’il l’avait aimé d’abord parce qu’il l’avait nourri, ensuite parce qu’il l’avait aimé. Il dit que le directeur, M. D., les avait séparés ; que cela ne lui faisait rien qu’ils fussent ensemble, mais que c’était un méchant homme, qui jouissait de tourmenter. Il ajouta qu’il lui avait redemandé Albin et que le directeur, ils l’avaient vu, n’avait pas voulu ; qu’il lui avait donné jusqu’au 4 novembre pour lui rendre Albin, et qu’il l’avait fait mettre au cachot pour avoir dit cela ; que lui, pendant ce temps-là, l’avait jugé et condamné à mort. Il rappela qu’on était au 4 novembre, que le directeur viendrait dans deux heures faire sa tournée, et il les prévint qu’il allait le tuer. Enfin, il leur demanda s’ils avaient quelque chose à dire à cela.
Exercice 4
Arlequin affirma qu’il l’avait été, qu’il le confessait à sa honte, mais qu’il le lui pardonnait ; que les hommes ne valaient rien. Il dit que dans le pays d’Athènes, il était son esclave ; qu’il le traitait comme un pauvre animal, et qu’il disait que cela était juste, parce qu’il était le plus fort. Arlequin ajouta qu’Iphicrate allait trouver là plus fort que lui ; qu’on allait le faire esclave à son tour ; qu’on lui dirait aussi que cela était juste, et qu’ils verraient ce qu’il penserait de cette justice-là ; qu’il lui en dirait son sentiment, qu’il l’attendait là.
Exercice 4 · suite ✱
Il ajouta que, quand Iphicrate aurait souffert, il serait plus raisonnable et saurait mieux ce qu’il était permis de faire souffrir aux autres, et que tout en irait mieux dans le monde si ceux qui lui ressemblaient recevaient la même leçon que lui. Il lui dit adieu et annonça qu’il allait trouver ses camarades et les maîtres d’Iphicrate. Iphicrate, au désespoir, s’écria qu’on ne pouvait être plus malheureux et plus outragé qu’il ne l’était, et lança à Arlequin qu’il ne méritait pas de vivre. Arlequin lui conseilla d’y aller doucement : ses forces étaient bien diminuées, car il ne lui obéissait plus, et il lui dit d’y prendre garde.
Exercice 5 ✱
Il raconta qu’il avait une femme pour qui il avait volé, et que le directeur le torturait avec cette femme ; qu’il avait un enfant pour qui il avait volé, et que le directeur le torturait avec cet enfant ; qu’il n’avait pas assez de pain, qu’un ami lui en donnait, et que le directeur lui ôtait son ami et son pain. Il ajouta qu’il redemandait son ami et que l’autre le mettait au cachot ; qu’il lui disait vous, à lui mouchard, et que l’autre lui disait tu ; qu’il lui disait qu’il souffrait et que l’autre lui répondait qu’il l’ennuyait. Il demanda alors à ses juges ce qu’ils voulaient qu’il fît : il le tuait. Il conclut que c’était bien, qu’il était un monstre, qu’il avait tué cet homme, qu’il n’avait pas été provoqué, et qu’on lui coupait la tête.
Exercice 6 ✱
Il affirma qu’il avait dormi tranquille, que l’être invisible avait bu l’eau de sa carafe, mais n’avait point troublé son sommeil. Il ajouta qu’il se demandait s’il était fou : en se promenant, plus tôt ce jour-là, au grand soleil, le long de la rivière, des doutes lui étaient venus sur sa raison, non point des doutes vagues comme il en avait jusque-là, mais des doutes précis, absolus. Il avait vu des fous. (Le second « il » désigne l’être invisible : on le nomme pour éviter l’ambiguïté.)
7Mémento

Passer au discours indirect

Sources : documents d’Etienne Buraud (Google Drive) : « La concordance des temps dans le discours indirect » (février 2016) ; « Les paroles rapportées : le discours direct et le discours indirect » (décembre 2017, avec l’application sur Claude Gueux) ; « disc-indirect-exos-scapin » (février 2016) ; évaluation de fin de période sur L’Île des esclaves et son corrigé (5e, 19 février 2016) ; contrôle de fin de séquence de 4e sur Claude Gueux (version 2016-2018) ; évaluation de fin de séquence sur Le Horla (4e2, janvier 2024) ; consignes de l’exercice sur l’appel de l’abbé Pierre (décembre 2017), de l’entraînement sur Antigone (décembre 2023) et des brevets blancs de 2021 et 2022. Textes de Molière, Marivaux et Hugo cités d’après les manuels de théâtre et de récit de la série. Ajouts ✱ : encadrés « Selon le type de phrase » et « Tableau », exercice 1, corrigés (sauf ceux des exercices 2 et 4, qui sont d’Etienne Buraud), « À retenir ». Erreurs corrigées : « lui dit demanda » → lui demanda (2017) ; « Sylvestre » → Silvestre (2016) ; « commencçant » (2024).

✎Pour l'enseignant

Fiches d'activité d'une heure

3 fiches avec corrigé, prêtes à photocopier

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    Claude Gueux haussa la voix : réécrire au discours indirectPasser du discours direct au discours indirect en appliquant les trois transformations (pronoms, temps, ponctuation) et la concordance des temps, d'abord en…
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