Poète latin de l'Antiquité, Ovide a vécu à Rome à l'époque de l'empereur Auguste, qui l'a exilé au bord de la mer Noire. Son œuvre la plus célèbre, Les Métamorphoses, achevée vers l'an 8 après J.-C., raconte en vers de nombreux mythes où des personnages se transforment, comme Arachné, changée en araignée. Il a aussi écrit des poèmes d'amour, Les Amours.
Les textes fondateurs : la Genèse, les dieux grecs et latins, Ovide
Cette séquence de 6e fait découvrir aux élèves les textes fondateurs : ces récits très anciens, la Bible d’un côté, les mythes grecs et latins de l’autre, qui répondent à la question « pourquoi ? » et que l’art et la langue n’ont jamais cessé de reprendre. Elle est née en mars 1998 sous le nom « À la découverte des textes fondateurs », a été réorganisée en 2002 (« Séquence n° 2 : les textes fondateurs », trente séances prévues) et enrichie jusqu’en 2009 de questionnaires, de contrôles et d’un atelier d’écriture ; les exposés de mythologie de 2022 et de 2026 en prolongent l’esprit.
Le parcours se fait en deux temps. La première partie lit trois récits de la Genèse, le premier livre de la Bible : la création du monde en sept jours, l’histoire d’Adam et Ève chassés du Paradis, la tour de Babel. La seconde partie passe à la mythologie gréco-latine : les dieux de l’Olympe et leurs noms latins, puis trois récits tirés des Métamorphoses d’Ovide, Midas, Orphée et Arachné, qui servent de modèle à un atelier d’écriture, « Écris un mythe des origines ». Héros et monstres (Persée, Héraclès, Thésée, Méduse…) sont abordés par les exposés oraux des élèves.
Fiche enseignant
Intitulé
À la découverte des textes fondateurs : récits de création et mythes grecs et latins
Programme d’origine
Les textes fondateurs (ancien programme de 6e) : la Bible, les Métamorphoses d’Ovide, l’Odyssée
Œuvres
La Bible, Genèse (création du monde, Adam et Ève, tour de Babel) ; Ovide, Les Métamorphoses (Midas, Orphée, Arachné) ; romans de la collection « Les Histoires noires de la mythologie » (Nathan) pour les exposés
Durée
Cinq semaines en 1998 ; une trentaine de séances prévues en 2002, la lecture suivie de l’Odyssée comprise
Évaluations
Contrôle de lecture sur la Genèse ; contrôle sur les dieux grecs ; contrôle sur le mythe d’Arachné ; rédaction d’un mythe des origines ; évaluation sommative sur la mythologie (2022)
Fil rouge
Le texte fondateur répond, à la différence du conte, à la question « pourquoi ? »
✱Rattachement au programme actuel du cycle 3 : « Récits de création ; création poétique » (lire des récits de création, découvrir des textes fondateurs et leurs reprises) pour la Genèse et les Métamorphoses ; « Le monstre, aux limites de l’humain » pour les héros et les monstres des exposés.
Le parcours
Séance
Dominante
Support
Notions et langue
1
La Bible, un texte fondateur
Cours « La Bible » ; questions d’ouverture
Texte explicatif ; étymologie de « Bible »
2
Au commencement : la création du monde
Genèse 1
L’ordre de la création ; familles de mots (créer, genèse)
3
Adam et Ève : le Paradis perdu
Genèse 2 et 3
Faute et châtiment ; un récit des origines
4
La tour de Babel : l’origine des langues
Genèse 11 ; Bruegel, La Tour de Babel
Lire une image ; l’orgueil puni
5
Bilan et contrôle sur la Genèse
Les trois textes
Le mythe ; le dictionnaire : paradis, enfer
6
Les dieux de l’Olympe
Cours « Les mythes grecs » ; tableau des dieux
Polythéisme ; noms grecs et latins ; pronoms
7
Midas : un récit des origines
Ovide, Les Métamorphoses, XI
La faute, la métamorphose, « aujourd’hui encore »
8
Atelier : écris un mythe des origines
Grille d’autoévaluation
Chronologie ; passé simple et imparfait
9
Orphée : les Enfers
Ovide, Les Métamorphoses, X (adaptation)
Deux lieux symboliques : Paradis et Enfers
10
Contrôle de lecture : Arachné
Ovide, Les Métamorphoses, VI (adaptation)
Temps du récit ; reprises nominales ; étymologie
11
Héros et monstres : les exposés
« Booktube » mythologie ; Métamorphoses en groupes
Raconter un mythe à l’oral ; expressions
12
Bilan des textes fondateurs
Questionnaire de synthèse
Héros, adjuvant, opposant, faute, punition
Dans la progression de 2002, la lecture suivie de l’Odyssée d’Homère (Cyclope, Circé, Sirènes, descente chez Hadès) s’intercale entre les deux parties ; elle fait l’objet d’un chapitre à part de ce manuel. Le mythe d’Orphée, en séance 9, permet de comparer les Enfers des Grecs avec ceux qu’Ulysse visite au chant XI.
Les textes étudiés
Texte
Œuvre
Passage
Texte 1
La Bible, Genèse, traduction Louis Segond
Le jardin d’Éden et la création de la femme (2, 7-23)
Texte 2
La Bible, Genèse, même traduction
Le serpent et le fruit défendu (3, 1-7)
Texte 3
La Bible, Genèse, même traduction
Le châtiment et l’exil (3, 14-23)
Texte 4
Ovide, Les Métamorphoses, livre XI
Midas et l’or (texte distribué en classe, résumé)
Texte 5
D’après Ovide, Les Métamorphoses, livre X
Orphée et Eurydice (adaptation, résumé)
Texte 6
D’après Ovide, Les Métamorphoses, livre VI
Arachné (adaptation, résumé)
2Première partie · Séance 1
La Bible, un texte fondateur
Les récits de création : « D’où viens-je ? Pourquoi suis-je ici ? »
Leçon : la Bible
Le mot bible signifie « livre » en grec. Ce texte est à la fois une somme de livres et un ensemble de récits innombrables. C’est le premier texte écrit de notre civilisation, le livre des livres si l’on veut ; c’est aussi le texte le plus répandu, le plus lu, le mieux connu. Nombre d’artistes s’en sont inspirés et y ont puisé des images ou des mythes ; notre langue elle-même a été profondément influencée par la Bible, dont beaucoup de récits ont donné des expressions imagées. Pour connaître l’art et la littérature, il faut donc remonter à leurs origines.
Pour le judaïsme et le christianisme, la Bible est un texte sacré : on en lit et on en explique des passages au moment du culte. Elle contient des enseignements : ses histoires illustrent un désaccord entre les hommes et aident à régler les relations humaines ; elle met en garde contre les travers humains et montre la voie entre le bien et le mal. C’est un texte de lois et d’enseignement moral.
Mais la Bible apporte aussi, sous forme de légendes, des explications à des événements ou à des phénomènes naturels que l’on ne parvenait pas encore à expliquer. Elle est comme un grand livre de réponses aux questions que se pose l’homme : D’où viens-je ? Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi y a-t-il des hommes et des femmes ? Que m’arrive-t-il quand je suis mort ? Comment sommes-nous apparus sur la terre (la Genèse) ? Pourquoi les hommes parlent-ils plusieurs langues et non une seule (la tour de Babel) ?
Le « personnage principal » de la Bible est Dieu. C’est lui qui a créé le monde et les hommes, et c’est lui qui les dirige, les conseille et les punit quand il le faut. Il est omniscient (il sait tout), omnipotent (il peut tout) et omniprésent (il est partout). Pour les athées, c’est une représentation de la conscience, de la justice, de la vérité, de toutes les valeurs humaines qui servent à mener une vie meilleure.
Gustave Doré, La Création de la lumière, gravure pour la Bible, 1866 ✱« Que la lumière soit ! » : le premier jour du récit de la Création.Domaine public · Wikimedia Commons
Les hommes se sont toujours demandé d’où venaient les tout premiers hommes, d’où venaient la terre et le monde qu’ils connaissaient. À une époque où la science n’apportait pas encore de réponses à toutes ces questions, ils ont imaginé des histoires, des mythes, qui leur permettaient d’expliquer l’origine de ce qu’ils ne comprenaient pas.
Michel-Ange, La Création d’Adam, vers 1511-1512, fresque, Rome, Vatican, chapelle Sixtine
Image : Michel-Ange, Rome, Vatican, chapelle Sixtine, via Wikimedia Commons · Domaine public voir le fichier
Cette fresque accompagnait la lecture de la Genèse (voir la présentation de la séquence).
Genèse 2 et 3 : le second récit de la création, la chute, le péché originel
Les hommes se demandaient pourquoi leur vie était si difficile, pourquoi ils devaient supporter la souffrance et la mort. Ils ont alors imaginé l’histoire du « péché originel », de la première faute : l’homme a été puni pour avoir désobéi. La création du monde est ici racontée une seconde fois, mais d’une façon différente.
Texte 1 · Le jardin d’Éden
L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Puis l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
[Un fleuve sort d’Éden pour arroser le jardin et se divise en quatre bras : le Pischon, le Guihon, le Hiddékel et l’Euphrate.]
L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder. L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.
L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui.
[Dieu forme les animaux et les amène à l’homme, qui leur donne à tous un nom ; mais parmi eux, l’homme ne trouve aucune aide semblable à lui.]
Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme.
La Bible, Genèse, 2, 7-23, traduction de Louis Segond (1910) [traducteur déduit, à vérifier], d’après le texte « Adam et Ève » distribué en 6e (2015)
Thomas Cole, Le Jardin d'Éden, huile sur toile, 1828 ✱Le jardin d'Éden, avec ses arbres et ses eaux, où Dieu place l'homme et la femme.Domaine public · Wikimedia CommonsTexte 2 · Le serpent
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.
La Bible, Genèse, 3, 1-7, traduction de Louis Segond (1910) [traducteur déduit, à vérifier], d’après le texte « Adam et Ève » distribué en 6e (2015)
Texte 3 · Le châtiment
[Le soir, l’Éternel Dieu appelle l’homme, qui s’est caché parmi les arbres. L’homme accuse la femme, et la femme accuse le serpent.]
L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
[…]
Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.
Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.
[…]
Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris.
La Bible, Genèse, 3, 14-23, traduction de Louis Segond (1910) [traducteur déduit, à vérifier], d’après le texte « Adam et Ève » distribué en 6e (2015)
Genèse 11 : pourquoi les hommes parlent-ils plusieurs langues ?
Dernier texte tiré de la Genèse, la tour de Babel est lue en fin de séquence, avec une peinture flamande du XVIe siècle. Le récit répond à une question que la classe s’est déjà posée : pourquoi les hommes parlent-ils plusieurs langues plutôt qu’une seule ?
Lire une image : Bruegel, La Tour de Babel
Le dossier iconographique de la séance réunit plusieurs tableaux : Pieter Bruegel l’Ancien, La Tour de Babel (1563, huile sur bois, 114 × 155 cm, Vienne, Kunsthistorisches Museum) et une seconde version plus petite du même peintre (vers 1560) ; une tour de Babel d’un maître allemand anonyme (1590) ; deux tableaux de Lucas van Valckenborch (1594 et 1595). Les reproductions, en couleurs, sont projetées ou distribuées en classe.
Pieter Bruegel l’Ancien, La « Petite » Tour de Babel, vers 1563-1568 [à vérifier], huile sur bois, Rotterdam, musée Boijmans Van Beuningen
Image : Pieter Bruegel l’Ancien, Rotterdam, musée Boijmans Van Beuningen, via Wikimedia Commons · Domaine public voir le fichier
Lucas van Valckenborch, La Tour de Babel, 1594, huile sur toile, Paris, musée du Louvre
Comme les récits bibliques, les mythes grecs ont une fonction d’éducation : ils sont un miroir qui permet aux hommes de mieux agir, en imitant les bonnes actions des héros et en évitant de faire le mal. Beaucoup de lieux, de situations ou de personnages se ressemblent d’un texte fondateur à l’autre : c’est le cas des Enfers, ou de certains héros. Mais ces mythes sont aussi, et avant tout, de belles histoires peuplées de personnages étranges et merveilleux.
En haut de la hiérarchie, on trouve les dieux : jusqu’à l’arrivée du christianisme, les religions de la Grèce et de la Rome antiques étaient polythéistes, et chaque dieu a des attributs et un domaine d’action bien précis. « Sous » les dieux, on trouve les héros et les rois, comme des demi-dieux (Ulysse, Énée ou Midas) : ils ont des pouvoirs magiques, une grande force, un grand courage et une grande intelligence. Ce sont les personnages principaux des mythes grecs, d’où les deux sens du mot « héros » en français : le personnage principal d’un livre, et une personne forte et courageuse.
La langue française a conservé des personnages mythologiques dans l’usage courant, et des images issues de ces mêmes textes : c’est pourquoi l’on parle, à propos de cette littérature fort ancienne, d’un véritable héritage.
Ovide, Les Métamorphoses, livre XI : un récit des origines
Texte 4 · MidasOvide43 av. J.-C. – vers 17
[Le roi Midas a rendu au dieu Bacchus son père nourricier, Silène, que des paysans avaient enlevé. Pour le récompenser, le dieu lui laisse choisir une faveur. Midas demande que tout ce qu’il touche soit changé en or. Ravi, il change en or un rameau, une pierre, une motte de terre, des épis, un fruit ; mais à table, le pain devient dur et le vin coule en or fondu entre ses lèvres. « Riche et pauvre à la fois », mourant de faim et de soif, il supplie le dieu de lui pardonner. Bacchus l’envoie se plonger à la source du fleuve qui coule près de Sardes : « lave aussi ta faute ». Le don passe dans les eaux, et aujourd’hui encore les terres de ce pays brillent de paillettes d’or.]
Ovide, Les Métamorphoses, livre XI (v. 110-145 selon la fiche ; l’épisode commence vers le v. 85 [à vérifier]) : texte distribué en classe, traduction moderne non identifiée
Écrire un mythe, ou un récit à teneur mythique, permet de comprendre comment fonctionne le mythe et comment il « déguise » l’explication d’un phénomène en histoire. On travaille aussi la chronologie d’un texte, sa fonction symbolique, son aspect intemporel et simple. En classe, une fois les enjeux du texte de Midas élucidés, les élèves trouvent eux-mêmes, par des questions ciblées, les éléments d’une grille d’autoévaluation : celle-ci fonctionne alors comme un contrat plus que comme une simple consigne d’écriture.
Grille d’autoévaluation : « Un mythe des origines »
Cette grille te permet de préparer ta rédaction, comme un brouillon, mais aussi, une fois que tu l’auras écrite, de vérifier que rien ne manque et que tu as bien suivi la consigne. Plus tu auras de réponses « oui » dans cette grille, meilleure sera ta note.
Critère
Oui / non
1. Présentation. J’ai tracé le cadre de présentation, donné un titre à mon texte, fait figurer mon nom et mon prénom sur ma copie.
J’ai écrit lisiblement, dans un registre de langue soutenu, un texte d’une vingtaine de lignes.
2. Consigne. J’explique un phénomène naturel. Lequel ? …
Je raconte une histoire ; mon histoire a un héros ; mon héros a un nom (…) et une fonction, un métier (…).
Le héros commet une faute ou rend un service ; il est puni ou récompensé par les dieux.
Il y a une métamorphose ; la métamorphose a des conséquences jusqu’à aujourd’hui.
3. Structure. Mon texte commence par « Il y a fort longtemps », « Du temps des premiers hommes » ou « Dans les premiers jours de l’humanité » : c’est l’introduction.
La métamorphose est introduite par « Mais un beau jour » ou « C’est alors que ».
Le phénomène expliqué est annoncé par « Et aujourd’hui encore » ou « Et c’est pour cela qu’aujourd’hui » : c’est la conclusion.
D’après Ovide, Les Métamorphoses, livre X : deux lieux symboliques, le Paradis et les Enfers
En 1998, la séance réunit deux lieux symboliques : le Paradis de la Genèse et les Enfers des Grecs. Le mythe d’Orphée est lu dans une adaptation en prose, puis comparé à la descente d’Ulysse chez Hadès, lue la même semaine dans l’Odyssée.
Texte 5 · Orphée et EurydiceOvide43 av. J.-C. – vers 17
[Orphée, fils d’une Muse, est le plus grand des musiciens : quand il chante en s’accompagnant de sa lyre, les rochers et les fleuves le suivent. Le jour même de ses noces, sa jeune épouse Eurydice meurt, mordue au pied par une vipère. Inconsolable, Orphée ose ce qu’aucun homme n’a osé : il descend vivant au royaume des morts. Son chant immobilise les ombres, apaise Cerbère, arrête les supplices des damnés et fait pleurer les dieux des Enfers. Hadès et Perséphone lui rendent Eurydice, à une condition : ne pas se retourner pour la regarder avant d’avoir atteint le monde des vivants. Au moment d’arriver à la lumière, il se retourne ; Eurydice glisse de nouveau dans l’ombre avec un dernier « adieu ». Orphée erre désormais seul en Thrace, chantant sa peine aux rochers, aux rivières et aux arbres.]
D’après Ovide, Les Métamorphoses, livre X : adaptation en prose distribuée en classe (1998, 2003), auteur non nommé dans le document · Lire l'œuvre
11Deuxième partie · Texte 6 · Séance 10 · Évaluation
Arachné
Contrôle de lecture sur les textes fondateurs : le mythe d’Arachné d’Ovide (2008 et 2009)
René-Antoine Houasse, Minerve et Arachné, huile sur toile, 1706 ✱Minerve (Athéna), furieuse, frappe Arachné qui a osé la défier au tissage.Domaine public · Wikimedia CommonsJean Lepautre, Minerve change Arachné en araignée, eau-forte et gravure, publiée en 1676 ✱La métamorphose : Arachné devient une araignée suspendue à son fil.Domaine public · Wikimedia Commons
Le contrôle porte sur une adaptation du mythe d’Arachné, tiré du livre VI des Métamorphoses, accompagnée d’une illustration. Cette adaptation, distribuée en classe, n’est pas conservée dans le dossier : le résumé ci-dessous permet de reprendre le questionnaire. Les numéros de ligne renvoient au texte distribué.
✱Texte 6 · ArachnéOvide43 av. J.-C. – vers 17
[Arachné, jeune Lydienne, tisse à merveille mais nie devoir son art à Athéna. La déesse, déguisée en vieille femme, lui conseille la modestie ; Arachné la défie. Au concours de tapisserie, l’ouvrage d’Arachné, qui montre les fautes des dieux, est parfait. Furieuse, Athéna déchire la toile, frappe la jeune fille et, avec le suc d’une herbe magique, la change en araignée, condamnée à tisser pour toujours.]
D’après Ovide, Les Métamorphoses, livre VI : résumé ; adaptation distribuée en classe · Lire l'œuvre
12Deuxième partie · Séance 11 · Oral
Héros et monstres de la mythologie
Exposés « Booktube » (2022) et récits des Métamorphoses en groupes (2026)
Edward Burne-Jones, Thésée et le Minotaure dans le labyrinthe, dessin pour un carreau de céramique, 1861 ✱Thésée, guidé par le fil d'Ariane, s'avance dans le labyrinthe où l'attend le Minotaure.Domaine public · Wikimedia Commons
Les héros (Persée, Héraclès, Thésée, Jason…) et les monstres qu’ils affrontent (Méduse, le Minotaure…) ne font pas l’objet d’une lecture expliquée : ce sont les élèves qui les présentent à la classe, à partir d’une lecture personnelle. Le travail se fait au retour des vacances de Noël, en janvier 2022, et prépare l’évaluation sommative de février.
✱
Ssubir le supplice de Tantale
voir ce qu’on désire sans pouvoir l’atteindre
Ttoucher le pactole
gagner beaucoup d’argent
Dun dédale
un lieu où l’on se perd
Tle tonneau des Danaïdes
une tâche sans fin
Ttirer le fil d’Ariane
suivre le fil qui permet de s’en sortir
Hherculéen
d’une force extraordinaire
Tle talon d’Achille
le point faible
Rrester médusé
rester figé de stupeur
Ttomber de Charybde en Scylla
échapper à un danger pour un pire
Ttomber dans les bras de Morphée
s’endormir
Oun ouvrage de Pénélope
un travail sans cesse recommencé
Jjouer les Cassandre
prédire des malheurs sans être cru
Tun travail de Titan
un travail gigantesque
Oouvrir la boîte de Pandore
déclencher une suite de malheurs
Cun cerbère
un gardien intraitable
Ccéder au chant des sirènes
se laisser séduire par une promesse trompeuse
Les Métamorphoses d’Ovide en groupes (février 2026)
En 2026, la classe se répartit en huit groupes de deux à quatre élèves ; chaque groupe prépare et raconte un récit des Métamorphoses : Pygmalion ; les Myrmidons ; les paysans de Lycie ; Arcas ; Lycaon ; Callisto ; Actéon ; Philémon et Baucis. Le niveau de la classe n’est pas indiqué dans le document [6e à vérifier]. Pour raconter un mythe à l’oral, on peut reprendre la « Fiche exposé : conteur mythologique » (2026), présentée dans le chapitre sur le conte merveilleux.
Qu’avons-nous retenu de la Genèse et des mythes grecs ?
La dernière heure de la séquence (3 avril 1998) rassemble tout le parcours : retour des rédactions sur le mythe des origines, lecture de la tour de Babel et commentaire du tableau de Bruegel, leçon sur les textes fondateurs distribuée et lue en classe, images de la Genèse commentées, puis bilan écrit. On écoute pour finir « Paradisiaque », une chanson qui reprend des images bibliques, et l’on présente la lecture des vacances, les Histoires comme ça de Kipling.
14Étude d'image
Lire une image : La Tour de Babel de Bruegel
Image : Pieter Bruegel l'Ancien, Google Art Project, via Wikimedia Commons · Public domain voir le fichier
Pieter Bruegel l'Ancien, La Tour de Babel, 1563, huile sur bois, 114 × 155 cm, Vienne (Autriche), Kunsthistorisches Museum
Etienne Buraud fait lire le récit de la tour de Babel (Genèse 11) avec ce tableau, que son dossier d'images place en tête. Les questions sont celles de sa fiche de méthode, « les mêmes quelle que soit l'image que tu auras à analyser ».
Observer
Quel est le titre de l'image ? Qui en est l'auteur ?
Origine de l'image : publicité, tableau, caricature, journal, illustration extraite d'un livre ? Type d'image : extrait de film, photographie, dessin, peinture, image numérique ?
Description de l'image : que voit-on sur cette image ? Que voit-on en son centre ? Que voit-on à l'arrière-plan ?
✱ Regarde en bas à gauche : qui est ce personnage richement habillé, devant qui des hommes se mettent à genoux ?
Analyser
Analyse de l'image : à quoi cette image fait-elle penser ? À quoi fait-elle référence ? De quel modèle s'inspire-t-elle ?
But de cette image : pourquoi a-t-on réalisé cette image ? Que cherche-t-on à provoquer chez celui qui la regarde ?
Relier au texte✱
Relis le récit de la tour de Babel (Genèse 11). Quels éléments du texte retrouves-tu dans le tableau ? Qu'est-ce que le peintre a ajouté ?
La tour est-elle terminée ? Quel moment de l'histoire Bruegel a-t-il choisi de peindre ? Que va-t-il se passer ensuite ?
Éléments de réponse
✱
La Tour de Babel, de Pieter Bruegel l'Ancien (1563).
C'est un tableau (une peinture à l'huile sur bois), conservé aujourd'hui dans un musée à Vienne.
Au centre, une tour immense, en construction, qui monte en spirale jusqu'aux nuages, construite autour d'un rocher ; à ses pieds, une ville et un port avec des bateaux ; à l'arrière-plan, la campagne et la mer. Des centaines de minuscules ouvriers travaillent partout.
C'est le roi, souvent identifié à Nimrod, qui vient visiter le chantier ; les tailleurs de pierre s'agenouillent devant lui : il veut montrer sa puissance.
Elle fait référence au récit biblique de Babel. La tour ressemble à un colisée romain (Bruegel avait vu le Colisée à Rome) : le peintre s'inspire de monuments réels pour rendre le récit vraisemblable.
Pour faire admirer le travail des hommes, mais aussi pour mettre en garde contre leur orgueil : la tour est si haute qu'elle paraît fragile et déjà penchée. On ressent de l'admiration et un peu d'inquiétude.
Du texte : une ville, une tour qui veut toucher le ciel, des briques. Ajouts du peintre : le roi, le port, les bateaux, les échafaudages, les grues, les détails de la vie des ouvriers.
La tour n'est pas finie : Bruegel peint le chantier avant la punition. Ensuite, Dieu confondra les langues, les hommes ne se comprendront plus et la tour restera inachevée.
Les mots de l'image✱
tableau
peinture faite sur un support (toile ou bois) et souvent encadrée
arrière-plan
ce qui est le plus loin, au fond de l'image
centre
milieu de l'image, là où le regard se pose souvent en premier
détail
petit élément de l'image qu'on ne voit qu'en regardant de près
Le dossier « Babel » d'Etienne Buraud rassemble aussi une autre version de Bruegel (vers 1560), une tour de Babel d'un maître allemand anonyme (1590) et deux tableaux de Lucas van Valckenborch (1594 et 1595), à comparer avec celui-ci.
AaMémento
Lexique
Les cartes mentales et les mots à connaître de la séquence, pour apprendre et réviser.
Mode révision : les définitions sont cachées. Dis-les à voix haute, puis touche une fiche ou une branche pour vérifier.
Les cartes mentales ✱
Une carte par mot important : au centre le mot, autour ses synonymes, ses contraires, sa famille, son origine, ses expressions et les œuvres où il compte. Lis-la, cache-la, puis redessine-la de mémoire.
balal hébreu : mélanger, confondre (jeu de mots de la Genèse)
Bab-ili akkadien : porte du dieu [à vérifier]
Expressions
une tour de Babel : lieu où l'on parle beaucoup de langues
la confusion des langues : punition des bâtisseurs de Babel
Babel : symbole de l'orgueil humain
Références culturelles
La Bible, Genèse, Ier millénaire av. J.-C.Le chapitre 11 de la Genèse raconte la tour bâtie par orgueil et la confusion des langues voulue par Dieu.
Pieter Bruegel l'Ancien, La Tour de Babel, 1563Bruegel peint une tour colossale et inachevée, image de l'orgueil humain et de l'ambition démesurée.
Jorge Luis Borges, La Bibliothèque de Babel, 1941Borges imagine une bibliothèque infinie contenant tous les livres possibles : une Babel où le sens se perd.
mythen. m.mythiqueadj.mythologiqueadj.mythologuen. m.
Champ lexical
dieuxOlympehérosmonstresZeusJupiter
Étymologie
muthos grec : récit
logos grec : parole, étude
muthologia grec : histoire des mythes
mythe, mythique mots de la même famille
Expressions
les dieux de l'Olympe : les douze grands dieux grecs
Zeus et Jupiter : le même dieu, en grec et en latin
un travail de titan : un travail immense
le talon d'Achille : le point faible de quelqu'un
Références culturelles
Hésiode, Théogonie, vers 700 av. J.-C.Hésiode ordonne la généalogie des dieux grecs, du Chaos aux Olympiens.
Homère, L'Iliade, VIIIe siècle av. J.-C.Les dieux de l'Olympe y interviennent sans cesse dans la guerre de Troie.
Ovide, Les Métamorphoses, début du Ier siècleOvide est une source majeure pour connaître les récits de la mythologie gréco-romaine.
Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, 1951Ce dictionnaire de référence présente les dieux, les héros et les récits de la mythologie antique.
se métamorphoser, morphologie mots de la même famille
Expressions
subir une métamorphose : changer complètement
transformer en : faire devenir autre chose
changer du tout au tout : devenir méconnaissable
Références culturelles
Homère, L'Odyssée, VIIIe siècle av. J.-C.La magicienne Circé change les compagnons d'Ulysse en porcs.
Ovide, Les Métamorphoses, début du Ier siècleOvide raconte des centaines de transformations, comme celles de Daphné en laurier ou d'Arachné en araignée.
Charles Perrault, Cendrillon, 1697La fée change une citrouille en carrosse et des souris en chevaux.
Franz Kafka, La Métamorphose, 1915Gregor Samsa se réveille transformé en insecte monstrueux et se voit rejeté par sa famille.
monstrueuxadj.monstrueusementadv.monstruositén. f.
Champ lexical
horreurdifformitécruautépeurcréateurlimites de l'humain
Étymologie
monere latin : avertir
monstrum latin : prodige, signe envoyé par les dieux, être étrange
monstrueux, monstruosité mots de la même famille
Expressions
un monstre sacré : une immense vedette
un travail monstre : un travail énorme
un monstre de cruauté : une personne très cruelle
entre Charybde et Scylla : d'un danger à un autre
Références culturelles
Homère, L'Odyssée, VIIIe siècle av. J.-C.Ulysse affronte le Cyclope, Charybde et Scylla, monstres de la mythologie.
Ovide, Les Métamorphoses, début du Ier siècleLes transformations y font naître des créatures monstrueuses, comme Méduse aux cheveux de serpents.
Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne, 1818La créature, rejetée pour sa laideur, devient un monstre à cause de la cruauté des hommes.
Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831Quasimodo, difforme et rejeté, cache sous son apparence monstrueuse un cœur généreux.
AaLes mots du récit
Le vocabulaire des textes fondateurs en 6e
Sources : documents d’Etienne Buraud (Google Drive). Dossier « Divers » : « Semaine mythe » 1 à 5, 6e [niveau déduit] (2 mars - 3 avril 1998). Dossier 6e 2003-2008 : « Séquence 2 mythe » (2002) ; « Bible : Mythes - cours » (2003) ; « Questions mythes » (2003) ; « Orphée et Eurydice » (2003) ; « Cours Midas » (2003), « Midas - cours » et « Midas - texte et questions » (2004) ; « Vocabulaire Bible - Dico » (2004) ; « Lecture - contrôle dieux grecs » (2004) ; « Questions La Genèse 2 » et « Contrôle Genèse » (novembre 2004) ; « Babel » (2004) ; « Lecture Contrôle Arachné » (2008) et « Arachné 2009 ». Contes 6e 2 : « Adam et Ève » (2015). 6e 2021-2022 : « Exposés booktube mythologie », « Consignes de prise de notes » (janvier 2022), devoirs du 17 février 2022. « Les Métamorphoses d’Ovide » (février 2026). Ajouts pédagogiques signalés par la pastille : rattachement au programme actuel, résumés de la Genèse 1, de Babel et d’Arachné, encadré sur Ovide, corrigés, sens des expressions, compléments du mémento ; les numéros de séance sont reconstitués. Non repris : le tableau « Correspondance entre les dieux grecs et latins » (cours signé « B. Lepetit », collègue, 2003-2004), la notice en anglais du Kunsthistorisches Museum, l’adaptation d’« Orphée et Eurydice » (texte d’un ouvrage de mythologie non nommé) et la traduction de Midas (traducteur non identifié), résumées ; la fiche « Les Monstres dans les récits antiques » (2023), bâtie sur un manuel d’éditeur ; les dossiers d’Orphée chez Ovide, qui relèvent du lycée ; les photographies du dossier « genèse août 2006 », sans texte ; les vidéos d’élèves.
15IAPour aller plus loin
Activités avec l'IA ✱
Ces activités sont différentes des exercices du cours : elles se font avec un assistant d'intelligence artificielle, en classe ou à la maison. Elles ont été rédigées pour le site avec l'aide d'une IA (signe ✱).
Trois règles avant de commencer
Ton professeur pose les questions à l'IA devant la classe ; à la maison, travaille avec un adulte.
Ne crée pas de compte toi-même et ne donne jamais ton nom, ton école ou une photo.
L'IA se trompe souvent : elle invente des citations, des dates, des faits. Vérifie toujours dans ton manuel.
1
Les dieux de l'Olympe : noms grecs et latins
En classe20 min
Objectif. Revoir le tableau des dieux de l'Olympe et vérifier celui que fabrique l'IA.
Ressors ton tableau des dieux (séance « Les dieux de l'Olympe »).
Ton professeur pose la question à l'IA devant la classe.
Comparez ligne par ligne avec ton tableau.
Entourez les différences et cherchez qui a raison.
À écrire à l'IA
Fais un tableau des principaux dieux de l'Olympe pour des élèves de 6e : nom grec, nom latin, domaine, symbole. Si tu n'es pas sûr d'une case, écris « [à vérifier] ».
Garde ton esprit critique. L'IA peut inverser un nom grec et un nom latin, ou oublier un dieu du cours. C'est le tableau du manuel qui fait foi.
2
Interviewer le roi Midas
En classe25 min
Objectif. Comprendre le mythe de Midas chez Ovide : la faute, la métamorphose, « aujourd'hui encore ».
Relis le texte 4, Midas et l'or.
Prépare avec la classe cinq questions pour Midas.
Ton professeur tape les questions dans l'IA devant la classe.
Relevez ce qui vient du mythe et ce que l'IA invente.
À écrire à l'IA
Tu joues le roi Midas, tel que le raconte Ovide dans Les Métamorphoses, livre XI. Des élèves de 6e t'interrogent sur ton vœu et ses conséquences. Réponds en restant fidèle au mythe. Si le mythe ne dit rien, dis-le.
Garde ton esprit critique. L'IA mélange parfois plusieurs histoires de Midas. Vérifie chaque réponse avec le texte du manuel : quelle est sa faute ? quelle est sa punition ?
3
Mon mythe des origines relu
À la maison35 min
Objectif. Relire son propre mythe des origines, écrit pendant l'atelier « Toi aussi, écris un mythe des origines ».
Écris d'abord ton mythe seul : il doit expliquer pourquoi une chose existe.
Avec un adulte, copie ton texte dans l'IA avec la consigne ci-dessous.
Compare ses remarques avec la grille d'autoévaluation.
Corrige seul, puis écris ce que tu as gardé et refusé.
À écrire à l'IA
Voici un mythe des origines que j'ai écrit : [colle ton texte]. Dis-moi si mon récit explique bien pourquoi une chose existe, si l'ordre des événements est clair, et si j'emploie bien le passé simple et l'imparfait. Ne réécris pas mon texte.
Garde ton esprit critique. L'IA peut corriger une conjugaison à tort. Vérifie chaque correction de verbe dans ton tableau de conjugaison.
4
Arachné : mythe ou conte ?
En classe ou à la maison20 min
Objectif. Comprendre la différence entre le mythe et le conte à partir d'Arachné : le mythe répond à la question « pourquoi ? ».
Relis le texte 6, Arachné.
En classe avec le professeur, ou à la maison avec un adulte, demande à l'IA de défendre la thèse ci-dessous.
Réponds-lui avec deux preuves tirées du texte.
Écris en deux phrases pourquoi l'histoire d'Arachné est un mythe.
À écrire à l'IA
Tu défends une thèse pour un débat de 6e : l'histoire d'Arachné, racontée par Ovide, est un conte de fées comme ceux de Perrault. Donne deux arguments simples. Puis réponds à mes objections.
Garde ton esprit critique. Vérifie que l'IA raconte bien la même histoire que le manuel. Rappelle-toi le fil rouge : le texte fondateur répond à la question « pourquoi ? ».
✎Pour l'enseignant
Fiches d'activité d'une heure
5 fiches avec corrigé, prêtes à photocopier
01
L'arbre défenduComprendre comment le récit de la Genèse pose une interdiction, puis raconte comment elle est désobéie ; observer comment le futur sert à donner un ordre.…
02
Faute et châtimentComprendre comment le mythe explique, par une faute et un châtiment, des réalités de la vie humaine (le travail, la douleur, la mort) ; donner son avis à…
03
Le jugement de PârisRetenir quelques mots clés de la mythologie (polythéisme, héros, monstre) ; apprendre à éviter les répétitions grâce aux pronoms et aux groupes nominaux, puis…
04
Midas, riche et pauvre à la foisComprendre comment le mythe de Midas punit une faute et explique un phénomène naturel ; le comparer au récit de la Genèse pour voir ce qui sépare le pardon du…
05
Écris un mythe des originesPréparer, rédiger et relire un mythe des origines en suivant la démarche du cours : choisir un phénomène, construire l'histoire, utiliser les trois balises…